Mozarteum de France

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Conférences et Concerts 2011-2012

UN ÉVENTAIL RICHE ET ÉCLECTIQUE POUR VOTRE SATISFACTION !...

Sauf indication contraire, en temps voulu,  les conférences et concerts ont lieu dans notre auditorium de la MACLY : 23 rue Tramassac 69005 Lyon  - Attention à certains horaires exceptionnels mentionnés.

D’OCTOBRE À DÉCEMBRE 2011

Samedi 8 octobre 2011
Attention au lieu
Conservatoire de Lyon, Salle Debussy - 4 montée Cardinal Decourtray - 69005 Lyon
14 h précises Assemblée générale du Mozarteum
16 h précises Concert de rentrée, en partenariat avec le Conservatoire de Lyon
Œuvres de Jean-Sébastien Bach, Beethoven, Liszt, par Rémi Geniet (Diplôme Supérieur de Concertiste à l'ENSM de Paris, Classe de Brigitte Engerer au CNSM de Paris
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Mardi 11 octobre 2011 à 14 h 30
Attention à l'heure

En partenariat avec Écully Musical et ALMAVIVA
Autour du Nez : les opéras de Chostakovitch

Conférence musicale par André Lischke, Musicologue, Professeur à l'Université d'Évry-Val d'Essonne
Plus d'informations
Samedi 5 novembre 2011 à 15 h

Histoire du Festival de Bayreuth : mythe et réalités
Conférence musicale par Pierre Baltassat, Président de la Société de Musique de chambre de Lyon

Plus d'informations
Mardi 22 novembre 2011 à 14 h 30
Attention à l'heure


En partenariat avec Écully Musical et ALMAVIVA
Gustav Mahler et la musique vocale
Conférence musicale par Marc Vignal, Musicologue et Producteur d'émisssions radiophoniques
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Mardi 3 décembre 2011 à 15 h La musique à la Renaissance à Lyon
Conférence musicale par Jean Duchamp, Chanteur, Luthiste, Musicologue, Professeur à L'Université Lyon 2

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Mardi 13 décembre 2011
 
15 h  L'Après-midi du disque I (Nouveautés discographiques de l'année)
Présentation par Yves Jaffrès, Docteur en musicologie
18 h FÊTE DU MOZARTEUM
Concert avec Céline Gérard (piano) et Mehdi Mahzi (piano) : Leclair, Mozart, Poulenc
Avec une animation-surprise par la Compagnie théatrale Mademoiselle Paillette

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DE JANVIER À MARS 2012

Lundi 9 janvier 2012 à 18 h
Mardi 10 janvier 2012 à 15 h



Le Mois Mozart (I)
Les airs de concert de Mozart
Conférence musicale par Yves Jaffrès, Docteur en musicologie
Plus d'informations

Samedi 21 janvier 2012 à 15 h
Le Mois Mozart (II)
Pour en finir avec Süssmayr, le réseau de preuves laissé par Mozart dans la partition du Requiem
Conférence musicale par Florence Badol-Bertrand, Docteur en musicologie
Plus d'informations
Lundi 6 février 2012 à 18 h
Mardi 7 février 2012 à 15 h

Claude Debussy (1862-1918) : un souffle de modernité à l'aube du nouveau siècle musical (Première partie : piano et musique de chambre)
Conférence musicale par Roger Thoumieux, Historien de la musique
Plus d'informations

Mardi 28 février 2012 à 15 h
La virtuosité du violon : l'instrument et son répertoire du baroque au romantisme
Conférence musicale par Sophie Miczka, Musicologue et Historienne de la musique
Plus d'informations
Samedi 10 mars 2012 à 15 h Parsifal, ou le testament mystique de Richard Wagner
Conférence musicale par Patrick Favre-Tissot-Bonvoisin, Musicologue-Conférencier-Historien de la musique
Plus d'informations
Mardi 20 mars 2012 à 15 h En partenariat avec le Département de musicologie de l'Université Lumière Lyon 2
Le "Prix du Mozarteum de France"
Conférence musicale inédite par un étudiant-chercheur qui exposera les résultats de ses travaux (avec illustrations sonores et visuelles)
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D’AVRIL À MAI 2012

Lundi 2 avril 2012 à 18 h
Mardi 3 avril 2012 à 15 h

Claude Debussy (1862-1918) : un souffle de modernité à l'aube du nouveau siècle musical (Deuxième partie : musique vocale et symphonique)
Conférence musicale par Roger Thoumieux, Historien de la musique
Plus d'informations

Samedi 28 avril 2012 à 15 h
Le trio à cordes, une forme musicale assez rare au répertoire
Conférence musicale par Claude Jean-Blain, Président de l'Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Lyon
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Lundi 7 mai 2012 à 18 h
Mardi 8 mai 2012 à 15 h

En partenariat avec la Bibliothèque municipale de Lyon
Tricentenaire de la naissance de Jean-Jacques Rousseau

Jean-Jacques Rousseau et la musique
Conférence musicale par Yves Jaffrès, Docteur en musicologie
Plus d'informations
Mardi 29 mai 2012 à 15 h L'Après-midi du disque II (Nouveautés discographiques 2011)
Présentation par Yves Jaffrès, Docteur en musicologie
Plus d'informations

Informations complémentaires sur les conférences et les concerts

Ÿ Samedi 8 octobre 2011 à 16 h précises
Œuvres de Jean-Sébastien Bach, Beethoven, Liszt par Rémi Geniet

Notre première séance aura lieu au Conservatoire National de Région-Salle Debussy (4 montée Cardinal Decourtray – Lyon 5ème), en partenariat avec cet établissement, qui veut bien nous accueillir cette année encore et que nous re-mercions.

Bicentenaire oblige, le Concert de rentrée sera largement consacré à Franz Liszt, avec ce monument qu’est la Sonate pour piano en si mineur. S’y ajouteront des pages de Jean-Sébastien Bach et de Beethoven, toutes interprétées par Rémi GENIET, un jeune pianiste plein de talent.

Après des études au conservatoire de Montpellier, il est  Lauréat du Concours International Horowitz 2010,  puis  élève de Brigitte Engerer au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris et de Rena Shereshevskaya à l'Ecole Normale de Musique de Paris. Il obtient, en juin 2010, le  Diplôme Supérieur d'Exécution à l'unanimité avec les félicitations du jury,  puis, à 18 ans en avril 2011, le prestigieux  Diplôme Supérieur de Concertiste, à nouveau à l'unanimité et avec les félicitations du jury.

Rémi Geniet se présente au Concours International de Piano Beethoven à Bonn en novembre 2011.

Pour notre Concert de rentrée, il donnera le programme suivant :

1ère partie :

-          J.-S. Bach :  Fugue en do dièse mineur  BWV 849  vol.1                 

-          L. van Beethoven:

o   Sonate n° 31  op.110                                                           

o   6 Variations en fa majeur   op. 34                                       

2ème partie :

-       L. van Beethoven :  Sonate   n° 2   op. 2  n° 2                              

-       F. Liszt : Sonate en si mineur 
                                      

  

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Ÿ Mardi 11 octobre 2011 à 14 h 30
Autour du Nez : les opéras de Chostakovitch
Conférence musicale par André Lischke, Musicologue, Professeur à l'Université d'Évry-Val d'Essonne

Le Nez de Chostakovitch sera donné à l’Opéra de Lyon en octobre prochain. Il était donc tout à fait opportun qu’après nous avoir parlé l’an dernier des opéras de Tchaïkovski, André Lischke revienne - en partenariat avec Écully Musical et ALMAVIVA - pour aborder devant nous les ouvrages de cet autre grand musicien russe.

Le Nez est une œuvre difficile et complexe. Depuis sa création, le 18 juin 1930 au Théâtre Maly de Leningrad, l'ouvrage n'a connu que l'excès : excès des propos tenus à son égard par les critiques de l'époque — l'œuvre fut qualifiée de « grenade anarchiste » et jugée « formaliste par les censeurs pro-staliniens, excès de l'oubli et du silence dans lequel l'opéra fut confiné pendant plus de quarante années en Russie, jusqu'à sa réhabilitation récente — une reprise triomphale à Moscou, en ...1974 !

C’est l'année même de la création scénique du Nez que Chostakovitch a mis en chantier son second et dernier opéra achevé, Lady Macbeth du district de Mzensk. L'idée lui en aurait été suggérée par le compositeur et musicologue Boris Assafiev, une des personnalités les plus influentes de la vie musicale soviétique de ces années. D’après A. L. et P. V. (L’Avant-Scène Opéra)

 

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 Ÿ Samedi 5 novembre 2011 à 15 h
Histoire du Festival de Bayreuth : mythe et réalités

Conférence musicale par Pierre Baltassat, Président de la Société de Musique de chambre de Lyon

L’histoire commence en 1871 lorsque Richard Wagner prend conscience qu’aucun théâtre existant ne peut permettre de représenter, dans les conditions qu’il exige, le Ring des Niebelungen (L’Anneau du Niebelung ou Tétralogie)  alors en cours d’achèvement. Il jette alors son dévolu sur la petite ville de Bayreuth, au nord de la Bavière : c’est là qu’il érigera son théâtre, depuis lors haut lieu de la culture wagnérienne et du wagnérisme. Avec une énergie infatigable et une force de persuasion hors du commun, il parvient à ses fins. Le Festspiehlhaus est prêt en juin 1876, et la première Tétralogie  peut être représentée. Mais les difficultés sont considérables, et le Festspielhaus ne rouvrira qu’en 1882 pour la création de Parsifal. Richard Wagner meurt en 1883. Son épouse Cosima (fille naturelle de Franz Liszt et Marie d’Agout) devient la vestale de Bayreuth, maintenant la tradition avec intransigeance. Dès lors l’histoire de Bayreuth se confondra avec la saga familiale « des Wagner », sous l’autorité successivement de Cosima, puis de son fils Siegfried. Dans les années qui suivront la mort de Siegfried en 1930, Winifred, la « deuxième veuve », acceptera que le Festspielhaus se couvre de croix gammées. Au sortir de la guerre, les deux petits-fils, Wieland le génial et Wolfgang le tenace, sauveront Bayreuth du désastre. Après une troisième vie fulgurante et quelques vicissitudes, Bayreuth est toujours l’un des plus grands festivals du monde. La quatrième génération des Wagner veille désormais... P. B.

 

 

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Ÿ Mardi 22 novembre 2011 à 14 h 30

Gustav Mahler et la musique vocale
Conférence musicale par Marc Vignal, Musicologue et Producteur d'émissions radiophoniques

Après le chapitre mouvementé de Mahler à l’Opéra de Vienne évoqué la saison dernière à l’occasion du centenaire de la mort du compositeur, il s’agira  - en partenariat avec Écully Musical et ALMAVIVA - de sa musique vocale. Mahler écrivit pour la voix toute sa vie, et la voix occupe chez lui  une position centrale : sa production se partage entre Lieder et symphonies, avec en outre la cantate de jeunesse Das klagende Lied, et quatre des neuf symphonies achevées font appel à la voix. Lui-même déclara que ses Lieder étaient tous destinés à une voix grave. Les sources littéraires des cinq cycles de Lieder sont d’une part les poèmes du Knaben Wunderhorn, d’autre part le poète Friedrich Rückert : leurs caractéristiques et leur place dans l’œuvre de Mahler. Les symphonies avec voix : Deuxième, Troisième, Quatrième, Huitième. Les traces de la voix dans les symphonies purement instrumentales : Première, Cinquième, Sixième, Septième. Mahler termina sa carrière (compte non tenu de la Dixième inachevée) sur deux œuvres très particulières : Le Chant de la Terre, comme la Huitième vocale d’un bout à l’autre, et la Neuvième, instrumentale mais parcourue, surtout en son premier mouvement, de citations de musiques vocales imaginaires. M. V.

 

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 Ÿ Samedi 3 décembre 2011 à 15 h
La musique à Lyon à la Renaissance

Conférence musicale par Jean Duchamp, Chanteur, Luthiste, Musicologue, Professeur à l'Université Lyon 2

 

Dans le grand foisonnement intellectuel de la Renaissance, Lyon occupe une place particulière en tant que ville d’imprimerie. De nombreux musiciens livrent leurs œuvres aux presses lyonnaises, certains y demeurant  comme le florentin Francesco de Layolle. Pourtant, en tant que primat des Gaules, un rituel immuable empêche tout développement de chapelles musicales polyphoniques. C’est dans ce paradoxe que l’imprimeur Jacques Moderne publie les plus grands maîtres franco-flamands, les musiciens de la cour, des virtuoses de passage, mais aussi des petits maîtres provinciaux. Puis, au milieu du XVIème siècle, les imprimeurs lyonnais se spécialisent dans le répertoire réformé des psaumes et chansons spirituelles … Ce parcours historique permettra de découvrir un répertoire inédit et peu connu. J. D.

 

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Mardi 13 décembre 2011 à partir de 15 h

L'Après-midi du disque I (Nouveautés discographiques de l'année)
Présentation par Yves Jaffrès, Docteur en musicologie
18 h FÊTE DU MOZARTEUM
Concert avec Céline Gérard (flûte) et Mehdi Mahzi (piano) : Leclair, Mozart, Poulenc
Et animation-surprise par la Compagnie théâtrale Mademoiselle Paillette

Après la présentation des nouveautés discographiques de l’année par Yves Jaffrès, ce sera notre traditionnel Concert de Noël.

Cette année, ce sera de nouveau la flûte qui charmera la soirée. Nous accueillerons en effet le duo formé par Céline Gérard (flûte) et Mehdi Mahzi (piano) qui nous fera écouter des pages des sonates de Jean-Marie Leclair et de Mozart, pour finir avec la célèbre Sonate pour flûte et piano d’un Francis Poulenc, plein de vivacité et d’esprit.

Mademoiselle Paillette – compagnie théâtrale résidant à la MACLY – nous réservera une animation-surprise pendant cette soirée.

 

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Lundi 9 janvier 2012 à 18 h et mardi 10 janvier 2012 à 15 h
Le Mois Mozart (I)
Les airs de concert de Mozart
Conférence musicale par Yves Jaffrès, Docteur en musicologie

Mozart nous a laissé une cinquantaine d'airs de concert, composés presque sans discontinuer depuis sa rencontre avec le castrat Manzuoli en Angleterre en 1765, jusqu'en septembre 1791, quelques semaines avant sa mort. Le choix des airs présentés montrera qu’ils sont finalement des concentrés d'art dramatique ; et, parallèlement airs d’opéra qui les entourent, ceux-ci sont encore plus personnalisés par les liens que le musicien avait tissés avec leurs destinataires ; ceci est particulièrement vrai pour les sept très beaux airs écrits pour Aloysia Weber-Lange ! Y. J.

 

 

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Samedi 21 janvier 2012 à 15 h

Le Mois Mozart (II)
Pour en finir avec Süssmayr, le réseau de preuves laissé par Mozart dans la partition du Requiem
Conférence musicale par Florence Badol-Bertrand, Docteur en musicologie

Malgré de nombreuses études, le déploiement des légendes et le brouillage des pistes consenti par Constance Mozart entourent encore  le Requiem d’un écran de fumée - Süssmayer s’attribuant lui-même la majeure partie de la composition dans un document officiel. L’entière implication de Mozart ne fait pourtant aucun doute : la place historique qu’il veut lui donner en l’inscrivant au carrefour des temps, l’infrastructure travaillée dans ses moindres détails, le réseau des citations et autocitations…  font sens et viennent probablement à bout de ses dernières forces. Fl. B.-B.

 

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Lundi 6 février 2012 à 18 h et mardi 7 février 2012 à 15 h

Claude Debussy (1862-1918) : un souffle de modernité à l'aube du nouveau siècle musical (Première partie : piano et musique de chambre)
Conférence musicale par Roger Thoumieux, Historien de la musique

Claude Debussy est l’objet de bien des idées reçues. Pendant la Grande Guerre, on comprend qu’il tienne à se qualifier de  « musicien français ». Mais il ne faudrait pas  réduire pour autant l’intérêt de sa musique au cadre hexagonal. De même il est un peu facile de limiter sa musique pour piano à un certain impressionnisme, même si les miroitements des Images ou des Préludes par exemple, peuvent évoquer les tableaux d’un Monet ou d’un Renoir. Toutefois, le musicien est attentif à la fermeté de la ligne et ne se perd jamais dans on ne sait quelle brume sonore. Français, il l’est peut-être par sa rigueur toute classique, en même temps qu’il avive les couleurs et apporte des audaces harmoniques étonnantes. Sa musique de chambre est relativement peu abondante, mais son unique quatuor est une des premières réussites de la maturité, et quelle belle floraison d’un maître à l’automne de sa vie sont les trois sonates ! R. T.                                                 

 

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Mardi 28 février 2012 à 15 h

La virtuosité du violon : l'instrument et son répertoire du baroque au romantisme
Conférence musicale par Sophie Miczka, Musicologue et Historienne de la musique

Découvrir pourquoi le violon a dû s’adapter à travers les siècles, devenir plus puissant avec un archet plus long et différemment équilibré. Pourquoi il a dû abandonner ses cordes boyaux pour en choisir de plus robustes, métalliques. Comment, il a imposé au diapason de monter, monter… : du 415 hz à l’époque baroque, au 422 hz à l’époque classique, et au 440 hz à l’époque romantique – selon les orchestres, il s’entend ! Mais pourquoi ainsi obtenir un son plus fort ? Pour répondre à la demande – toujours croissante – du public.

Le concert n’est plus désormais réservé à l’aristocratie qui possède un orchestre privé… Non, le concert va être – peu à peu – accessible à un plus large public, d’où l’ouverture de salles toujours plus grandes afin d’accueillir le plus de public possible.

Et le violon ? Il va saisir cette opportunité et devenir le « roi » de l’orchestre.

Le Konzertmaster (notre Super-Soliste) n’est-il pas le « Maitre de musique » ? Mais surtout, il va occuper le devant de la scène en rivalisant avec tous les autres solistes. Toujours plus virtuose grâce à une technique qui progresse aussi vite que son succès.

Parcours musical et culturel où le « violoniste-barbier-boulanger » va quitter sa fonction d’artisan - au service d’un seul et unique maître - pour devenir l’« artiste » et profiter de cette indépendance si difficilement acquise.

Suivons cette captivante, magnifique et vertigineuse ascension ! S. M.

 

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Samedi 10 mars 2012 à 15 h
Parsifal, ou le testament mystique de Richard Wagner
Conférence musicale par Patrick Favre-Tissot-Bonvoisin, Musicologue-Conférencier-Historien de la musique

Compositeur, poète et polémiste, Richard Wagner (1813 – 1883) est avant tout célèbre pour son apport fondamental à l’Histoire de la Musique Européenne, apport dont le trait principal demeure le passage de l’opéra traditionnel aux structures du drame lyrique moderne.

Parsifal, exécuté pour la première fois en 1882 à Bayreuth, constitue l’ultime étape d’une création hors des normes et – de par sa situation et la richesse de son contenu – suscite de nombreux débats. Le problème principal consiste à définir si, oui ou non, cet ouvrage si particulier appartient – par sa musique et sa dramaturgie – au domaine du sacré.

Or, si l’on y prête attention, on constate que – mis à part le Ring (la Tétralogie) et Tristan & Isolde – le sacré est omniprésent dans la production wagnérienne, que ce soit comme toile de fond (Rienzi, Le Vaisseau Fantôme, Les Maîtres chanteurs de Nuremberg) ou comme moteur de l’action (Tannhäuser, Lohengrin). Cette thématique voit son aboutissement dans Parsifal. Un génie de l’art musical et poétique apporte ainsi un point final somptueux à la légendaire "Quête du Graal" et, simultanément, à sa propre quête de l’absolu. P. F.-T.-B.

 

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Ÿ Mardi 20 mars 2012 à 15 h
Le "Prix du Mozarteum de France
Conférence musicale inédite par un étudiant-chercheur qui exposera les résultats de ses travaux (avec illustrations sonores et visuelles)

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Il s’agira à nouveau d’une conférence musicale sur un sujet inédit, par un étudiant-chercheur, lauréat du « concours » organisé par le Mozarteum de France, en partenariat avec le Département de musicologie de l’Université lumière Lyon 2.

 

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Lundi 2 avril 2012 à 18 h et mardi 3 avril 2012 à 15 h
Claude Debussy (1862-1918) : un souffle de modernité à l'aube du nouveau siècle musical (Deuxième partie : musique vocale et symphonique)
Conférence musicale par Roger Thoumieux, Historien de la musique

Avec son incursion la plus marquante dans le domaine lyrique (Pelléas et Mélisande) Debussy  se rattache au symbolisme littéraire de son temps. Comme avec la musique de piano,  on est tenté de relier le triptyque des Nocturnes à un certain impressionnisme mouvant. Certains chefs d’orchestre diluent quant à eux les flots de La Mer dans un lyrisme post-romantique alangui. Pourtant, le plan fermement tracé est celui d’une symphonie d’une clarté toute classique. Cela n’enlève rien à la richesse imaginative, au pouvoir d’évocation poétique de ces pages qui séduisent toujours le public des concerts, et l’on sait que le Prélude à l’après-midi d’un faune a servi d’argument à l’un des plus envoûtants ballets de Diaghilev. Tandis que Jeux témoigne par son sujet et son écriture combien Debussy est un des phares de la modernité ouvert sur le vingtième siècle. R. T.

 

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Ÿ Samedi 28 avril 2012 à 15 h
Le trio à cordes, un forme musicale assez rare au répertoire
Conférence musicale par Claude Jean-Blain, Président de l'Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Lyon

Trois voix versus quatre voix ? Si le quatuor à cordes est une forme d’écriture utilisée universellement par tous les compositeurs depuis Haydn et  qui a donné lieu à la création d’un nombre incalculable de chefs-d’œuvre, l’écriture  à trois voix pour les instruments à cordes, par suppression habituellement du second violon, n’a  été  en comparaison que modestement utilisée. Beethoven et  Schubert ont écrit des trios à cordes tout à fait dignes d’intérêt mais qui font figure d’œuvres modestes par rapport aux quatuors ou aux trios avec piano. Seul Mozart nous donne avec le Divertimento en mi bémol un chef-d’œuvre de première grandeur.

Le trio à cordes a été délaissé pendant toute la période romantique mais l’intérêt des compositeurs pour cette forme musicale a resurgi  dans la deuxième moitié  du 19ème siècle et au 20ème siècle (Dvorak, Roussel, Florent Schmitt, Franck Martin, Martinu, Dohnanyi, Joaquin Turina, Webern, etc….). Ainsi cette forme musicale nous offre  un choix  d’œuvres beaucoup plus important  et beaucoup plus intéressant qu’on ne le croit habituellement, et si elle apparaît peu dans les concerts de musique de chambre, c’est surtout pour des raisons  matérielles : il n’existe pratiquement pas  de formations spécialisées  pour son exécution comme c’était le cas autrefois  du célèbre Trio Pasquier. C’est donc surtout par les enregistrements, faits le plus souvent par des membres de quatuors constitués, que l’on peut  l’appréhender. Cl. J.-B.

 

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Lundi 7 mai 2012 à 18 h et mardi 8 mai 2012 à 15 h
Jean-Jacques Rousseau et la musique

Conférence musicale par Yves Jaffrès, Docteur en musicologie

La personnalité complexe de ce grand philosophe prend un éclairage nouveau, si on comprend qu'au cœur du développement de sa pensée, son rapport à la musique a toujours été sous-jacent. Il l'a pratiquée toute sa vie (voir ses Confessions) ; on a bien rapidement jeté le discrédit sur ses compositions musicales (encore à peine étudiées). Pourtant il était un savant et  un vrai connaisseur de la théorie musicale (voir son Dictionnaire). Les querelles auxquelles il a été mêlé (Guerre des Bouffons, hostilité de  Rameau, la lutte des Gluckistes et des Piccinistes) lui ont donné un rôle de premier plan dans la prise de conscience d'une révolution nécessaire dans notre manière de ressentir et vivre la musique. Y. J.

 

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Ÿ Mardi 29 mai 2012 à 15 h
L'Après-midi du disque II
Présentation par Yves Jaffrès, Docteur en musicologie

Comme les années précédentes nous consacrerons une seconde séance aux nouveautés discographiques, en l'occurrence celles du premier semestre 2012, correspondant aux enregistrements que nous aurons reçus des maisons de disques. Présentation et commentaires toujours assurés par Yves Jaffrès qui donnera aussi aux auditeurs la possibilité d'écouter les oeuvres de leur choix.

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Mozarteum  de France - Macly - 23 Rue Tramassac 69005 Lyon 
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